SharpLink annonce un bénéfice de 104 millions de dollars grâce à sa stratégie Ethereum
Après BitMine, c’est désormais au tour de SharpLink de braquer les projecteurs sur Ethereum. Ces deux géants, aux profils distincts, partagent désormais une obsession commune : accumuler de l’ETH. Et les résultats ne se font pas attendre. Dans un marché morose, alors que d’autres serrent les dents, ils engrangent des millions. Leur recette ? Une gestion de trésorerie compatible avec la crypto. Il semble que, pour les audacieux, l’ETH n’est plus seulement une ligne d’actif, mais un moteur de croissance.
En bref
- SharpLink détient 861 251 ETH valorisés via le staking, le restaking et le rendement sur le réseau Linea.
- L’entreprise a généré 104,3 millions de dollars de bénéfices nets uniquement grâce à sa trésorerie crypto.
- Une levée de fonds à 12 % au-dessus du prix du marché démontre la confiance affichée.
- Tokenisation de l’action SBET sur Ethereum en partenariat avec Superstate, une première parmi les sociétés cotées.
SharpLink ne vend rien, mais gagne tout : Ethereum comme pilier de son modèle
C’est un modèle qui dérange, voire déroute. SharpLink n’est ni un exchange, ni une marketplace, ni un fournisseur de services crypto. Pourtant, l’entreprise a annoncé un bénéfice net de 104,3 millions de dollars au troisième trimestre 2025. Une performance portée par… Ethereum.
Sa stratégie ? Une trésorerie de 861 251 ETH placée pour générer du rendement, entre staking natif et liquid staking (LsETH). En d’autres termes, SharpLink transforme son coffre-fort numérique en vache à lait. Pour diversifier les flux, l’entreprise a déployé 200 millions de dollars d’ETH sur Linea, le Layer 2 de Consensys, en partenariat avec ether.fi et EigenCloud. Le tout géré via Anchorage Digital Bank.
Pour Joseph Chalom, co-CEO de SharpLink :
nous avons doublé notre concentration d’ETH par action de 2,0 à 4,0 depuis la création de la trésorerie et nous continuons à nous concentrer sur l’accroissement de la valeur à long terme pour nos actionnaires.
Dans les coulisses : tokenisation, rachat d’actions et dynamique ascendante
Ce n’est pas seulement la performance brute qui intrigue, mais aussi l’audace des manœuvres. SharpLink ne s’est pas contenté d’encaisser des gains sur Ethereum, il a utilisé sa trésorerie comme un levier stratégique.
Entre août et septembre, l’entreprise a racheté 1,94 million d’actions pour 31,6 millions de dollars, injectant de la valeur dans son propre capital. Parallèlement, une levée de fonds de 76,5 millions de dollars a été réalisée à un prix 12 % supérieur au cours de l’action. Un signal fort au marché : la confiance règne en interne, et elle se monétise.
Autre étape clé : la tokenisation de son action SBET sur Ethereum, via un partenariat avec Superstate. Une première pour une société cotée en bourse. SharpLink ne se contente pas de miser sur l’ETH : il l’intègre à ses propres mécanismes de gouvernance et de valorisation.
Et pour mieux piloter cette transformation, l’entreprise s’est entourée d’un trio d’experts issus de FalconX, Bain Capital Crypto et JPMorgan. Objectif : professionnaliser la gestion d’un modèle qui, jusqu’ici, relevait plus du pari audacieux que de la stratégie institutionnelle.
Données clés à retenir sur SharpLink et Ethereum
- 861 251 ETH détenus par SharpLink au 9 novembre 2025 ;
- 3 milliards de dollars d’actifs numériques pour l’entreprise ;
- 104,3 millions de dollars de bénéfice net en un trimestre ;
- Prix de l’ETH à 3 193 dollars au moment de la rédaction ;
- 76,5 millions de dollars levés à un prix supérieur au marché.
Plus SharpLink et BitMine exposent leur capital à Ethereum, plus cette crypto prend de l’ampleur. L’ombre d’un nouvel ATH plane, portée par les ambitions de ces poids lourds. Dans un marché hésitant, leur audace pourrait bien déclencher un tournant majeur.
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