L'or vient de chuter lourdement sous les 4000 ! Le prix de l'or s'effondre de 36 dollars lors de la séance asiatique, les grands événements de la Fed aujourd'hui risquent de déclencher une explosion du marché
Mercredi (1er juillet), pendant la session asiatique, le prix du gold au comptant a brusquement chuté, s'établissant actuellement autour de 3971 dollars l'once, avec une baisse de 36 dollars sur la journée. Aujourd'hui, les investisseurs se concentrent sur le discours du président de la Fed, Warsh, qui devrait déclencher une forte volatilité sur les marchés.

(Graphique du gold au comptant sur 15 minutes, source : 24K99)
Avec la montée des attentes de hausse des taux par la Fed, le dollar continue de se renforcer, mettant le prix du gold sous pression. L'indice ICE Dollar a augmenté de 0,2 % dans la journée, atteignant actuellement 101,33.
Le renforcement du dollar signifie que le coût d'achat du gold pour les investisseurs étrangers augmente davantage, exerçant une pression supplémentaire sur le prix du gold. Le prix du gold avait déjà baissé d'environ 2 % au cours des deux dernières séances.
Mardi, les contrats à terme sur le taux des fonds fédéraux américains ont à nouveau chuté, suggérant une probabilité d'environ 80 % d'une hausse des taux par la Fed en septembre.
Actuellement, les traders évaluent d'une part les progrès des négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran, et d'autre part assimilent une série de nouvelles données économiques américaines pour tenter de déceler des indices sur la prochaine politique de taux de la Fed.
Selon les médias, deux envoyés du président américain Donald Trump sont arrivés à Doha dans le cadre des négociations en cours avec l’Iran. Toutefois, le médiateur qatari reste prudent quant à la possibilité d'une percée majeure, indiquant que les représentants américains n'ont pour l'instant pas prévu de rencontrer directement les représentants iraniens.
À la veille des discussions, l’Iran a réitéré sa détermination à contrôler le passage des navires dans le détroit d’Ormuz. Ce détroit constitue un corridor énergétique mondial clé ; avant le début du conflit, environ un cinquième du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié transitait par ce passage.
Selon les analystes, la chute actuelle du gold n’est pas due à la faiblesse de la demande refuge, mais au fait que la tension persistante au Moyen-Orient a fait grimper les prix de l'énergie, poussant le marché à réévaluer les perspectives d’inflation et de taux d’intérêt aux États-Unis.
Depuis le début des hostilités le 28 février, le prix du gold a baissé d’environ 24 %, franchissant plusieurs seuils techniques clés, y compris la moyenne mobile sur 200 jours, indiquant un affaiblissement du momentum à long terme.
Bien que le prix du pétrole ait reculé après avoir bondi au début du conflit, les paris sur une possible hausse des taux de la Fed cette année pour contenir l’inflation s'intensifient. Un coût d'emprunt plus élevé exerce généralement une pression sur les métaux précieux qui ne génèrent pas de rendement.
Premier discours public très attendu de Warsh
Les investisseurs surveillent de près la publication du chiffre de l'emploi ADP américain mercredi, ainsi que celui de l'emploi non agricole américain de juin prévu jeudi, afin de mieux évaluer la position de la Fed en matière de politique monétaire.
Outre les données économiques, le marché porte également attention au forum annuel de la Banque centrale européenne qui se tient à Sintra, Portugal.
L'événement le plus attendu de ce forum sera le premier discours public du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh. Jusqu’à présent, Warsh avait seulement accordé une interview aux médias américains ce mois-ci ; c’est donc la première fois qu’il s’exprimera publiquement sur les politiques.
Les marchés analyseront attentivement les propos de Warsh pour déterminer si les données économiques récentes sont suffisantes pour justifier une position de la Fed plus hawkish.
Selon le calendrier, mercredi à 21h30, heure de Pékin, le président de la Fed, Kevin Warsh, la présidente de la Banque centrale européenne Lagarde, le gouverneur de la Banque d’Angleterre Bailey et le gouverneur de la Banque du Canada Macklem prendront la parole lors du forum de la BCE.
La dernière dot plot publiée par la Fed le 17 juin indique qu’au moins la moitié des membres du Federal Open Market Committee (FOMC) prévoient une hausse des taux cette année.
Beth Hammack, présidente de la Cleveland Fed, a déclaré mardi en marge du forum que si l’inflation ne continue pas de ralentir, elle pourrait soutenir une hausse des taux.
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