Un avertissement avant l'ouverture du marché lundi
Source : Cercle d'information de Wall Street
Lundi, ce qui mérite le plus d'attention n'est pas le mouvement d'ouverture, mais le "second acte" du marché européen et du marché de New York.
Avant l'ouverture lundi, la situation au Moyen-Orient a connu de nouveaux changements :
Selon la télévision du Yémen, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a mené une attaque samedi soir contre des cibles militaires des Houthis. De plus, les Houthis ont également annoncé leur intention de bloquer les ports saoudiens et ont attaqué en mer Rouge deux pétroliers liés à l'Arabie saoudite.
Auparavant, les Houthis visaient principalement les navires commerciaux en mer Rouge. Cette fois, ils attaquent directement l'Arabie saoudite, en ciblant les exportations de pétrole du pays.
Il faut comprendre deux points clés :
· La première ligne de transport — le détroit d'Ormuz, est le principal canal pour les pays du golfe Persique afin d'exporter leur pétrole.
· La seconde ligne de transport — la mer Rouge, est la "bouée de secours" que s'est préparée l'Arabie saoudite. Le champ pétrolier à l'est de l'Arabie saoudite est relié à Yanbu via un pipeline est-ouest, puis exporté par la mer Rouge ; c'est une voie alternative importante. Si cette voie d'urgence est elle aussi affectée, l'incertitude sur l'approvisionnement mondial en pétrole va encore augmenter. Le plus grand changement actuellement n'est pas l'échelle de la guerre, mais la diffusion du risque. À présent, on passe de "la guerre en Iran qui augmente les prix du pétrole", à "l'ensemble du système de transport pétrolier du Moyen-Orient qui subit un test de résistance".
Un autre message important à surveiller :
Après 13 jours de bombardements consécutifs sur l'Iran par les États-Unis, les frappes aériennes se sont soudainement interrompues entre vendredi soir et samedi — l'explication finale revient à Trump. Cela pourrait être une bonne nouvelle (offrant une fenêtre pour les négociations) ou une mauvaise nouvelle (préparation pour une action de plus grande envergure).
Premièrement, lors de l'ouverture lundi, le marché ne se contente pas de regarder "combien le prix du pétrole a augmenté, ou combien le marché boursier a baissé", mais juge une question plus vaste : est-ce que le prix du pétrole va confirmer le risque en mer Rouge constaté pendant le week-end ? Si le prix du pétrole "ouvre en hausse de façon brutale" et ne recule pas pendant la séance, cela signifie que le marché considère que le risque est confirmé. Si le prix du pétrole recule rapidement après une ouverture en hausse, cela signifie que le marché considère encore la situation comme un choc temporaire pouvant être digéré. En somme, le marché s'intéresse surtout au "second acte" après l'ouverture.
Deuxièmement, il est à noter que le rendement des obligations américaines à 10 ans approche 4,70% (la "ligne de pression politique" de Trump, mais ce n'est pas la limite qui déclenche automatiquement un sauvetage du marché), ce qui donne à Trump une raison de faire des concessions. Cependant, il est peu probable que Trump tente de rassurer les marchés pendant la séance asiatique ; il attendra au moins l'ouverture de Wall Street.
Lundi n'est pas le jour de confirmation de la direction, mais le jour de vérification des risques.
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