Des règlements transfrontaliers testés à l'aide de dépôts bancaires et de réserves tokenisés
La réussite des tests d’une plateforme de règlement transfrontalier basée sur la tokenisation des réserves des banques centrales et des dépôts des banques commerciales a été annoncée dans le cadre du Project Agorá.
La Banque des règlements internationaux (BIS) a annoncé l’achèvement avec succès de la phase Real Value Testing (RVT) du Project Agorá. Lors de cet essai, les participants ont testé les paiements transfrontaliers sur une plateforme partagée, programmable et multidevise. Les tests ont confirmé que les règlements pouvaient être effectués à l’aide de réserves de banques centrales tokenisées et de dépôts de banques commerciales tokenisés.
L’expérimentation a eu lieu en juillet 2026 dans un environnement contrôlé avec des fonds réels. Elle impliquait 28 institutions financières et banques centrales d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord. Les participants ont réalisé 17 scénarios de règlement dans plusieurs devises pour une valeur totale d’environ 800 000 CHF (environ 1 million $). Le montant des transactions individuelles variait de 9 000 CHF à 125 000 CHF, ou montants équivalents dans d’autres devises.
Le Project Agorá est une initiative conjointe de la BIS et de l’Institute of International Finance (IIF), lancée en 2024 avec la participation de 8 banques centrales, dont les émetteurs des 5 principales monnaies de réserve mondiales, ainsi que plus de 40 institutions financières. Le projet explore la faisabilité d’une plateforme programmable partagée permettant des règlements transfrontaliers atomiques et multidevises à l’aide de réserves des banques centrales tokenisées et de dépôts bancaires commerciaux tokenisés.
Selon la BIS, la plateforme a également démontré l’utilisation de smart contracts pour automatiser l’exécution des paiements, intégrer des contrôles de conformité et permettre les paiements conditionnels. Cette approche pourrait réduire les charges de rapprochement, le traitement manuel, ainsi que d’autres facteurs responsables actuellement des retards, surcoûts et erreurs dans les règlements transfrontaliers.
En plus des aspects techniques du projet, les participants évaluent si le modèle respecte les exigences actuelles en matière de lutte contre le blanchiment d’argent (AML), de lutte contre le financement du terrorisme (CFT) et de protection des données.
La BIS précise que le Project Agorá reste une initiative de recherche plutôt qu’un système de paiement prêt à être déployé. La prochaine phase consistera à élargir le programme de tests pour inclure de nouvelles transactions avec des fonds réels. Les tests se poursuivront avec le soutien des banques centrales participantes et une implication plus large des institutions financières du secteur privé.
En avril 2026, la BIS et l’IIF ont communiqué les premiers résultats positifs des tests de la plateforme blockchain du Project Agorá pour les paiements internationaux.
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