Institution : Dès que le taux d'intérêt réel atteindra son sommet, l'or devrait connaître un point d'inflexion dans sa tendance
Financial Times, le 10 août—— En 2026, le marché de l’or fait face à un paradoxe particulier : le contexte géopolitique et fiscal est favorable au prix de l’or, mais la hausse des taux d’intérêt réels exerce une pression considérable. Plusieurs institutions soulignent que l'or n'a pas besoin d'attendre une baisse des taux par la Fed : dès que les taux réels et le dollar cessent d’augmenter, une reprise pourrait s’amorcer. La semaine dernière, après avoir maintenu le seuil des 4 000 dollars, le prix de l’or a progressé de plus de 7 %, soutenu par l’achat massif des banques centrales et d'autres facteurs structurels. Si les taux d’intérêt réels atteignent leur sommet, la principale force négative qui pèse sur l’or pourrait se transformer en moteur de hausse.
Le marché de l'or en 2026 est marqué par des phénomènes contradictoires : le risque géopolitique et la pression fiscale devraient offrir un solide soutien refuge à l’or, mais la hausse continue des taux d’intérêt réels pèse sur l'évolution des prix via le coût d'opportunité.
La focalisation des investisseurs s’est déplacée : ils s’interrogent désormais non plus sur la hauteur des taux réels, mais sur la possibilité que ces derniers continuent à grimper.
Inversion des anticipations de taux, l’or subit une pression intense
Cette année, les anticipations du marché concernant la politique monétaire ont radicalement changé : alors qu’en début d’année tout le monde misait sur une à deux baisses de taux de la Fed, les fluctuations des données d’inflation ont poussé les opérateurs à envisager une hausse des taux. Selon Jefferies, le rendement des obligations indexées sur l’inflation à 10 ans est passé de 1,94 % au début 2026 à 2,41 %, et ce retournement rapide a entraîné une baisse d’environ 25 % du cours de l’or depuis ses sommets.
Malgré ces conditions défavorables, l’or a néanmoins résisté et gardé le seuil psychologique clé des 4 000 dollars par once. Les données du World Gold Council montrent que le prix de l'or a oscillé près de 4 027 dollars en juillet. Même si le rendement réel des obligations allemandes a atteint un sommet sur quinze ans, les ETF or européens ont continué à attirer des fonds, preuve de la solidité de la demande sur les niveaux bas et d'une absorption de la majeure partie du choc lié au coût d'opportunité.
Point de vue des institutions : pas besoin de baisse de taux, stopper la hausse suffit
Le dernier rapport de BCA Research indique que la phase la plus difficile où les taux d'intérêt réels oppressaient l'or est probablement terminée. Roukaya Ibrahim, stratégiste en chef des matières premières chez BCA, affirme qu’une nouvelle phase haussière pour l’or ne nécessite pas une baisse de taux par le président de la Fed :
Jefferies, en analysant les cycles historiques, confirme cette logique :
Les fondamentaux structurels favorables ne sont pas ébranlés
Alors que le vent contraire pour le prix de l'or pourrait se dissiper, la logique fondamentale qui soutient l’or demeure intacte.
L’influence de l’inflation sur le prix de l’or mérite une analyse nuancée. Le World Gold Council affirme que ce n’est pas simplement la hausse de l’inflation qui soutient l’or :
Graphique journalier de l’or spot, source : Easy Finance
À 10h18 (heure de Paris), le 10 août, l’or spot cote 4 324,06 dollars l’once
Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
Vous pourriez également aimer
La Chambre des représentants américaine prévoit de voter mercredi sur une nouvelle législation concernant l'utilisation de l'électricité : exiger que les data centers assument les coûts supplémentaires d'électricité, visant à empêcher les géants technologiques de transférer leurs frais d'énergie.
La Chambre des représentants des États-Unis devrait voter dès mercredi, heure locale, sur une législation bipartisane visant à freiner la hausse des factures d'électricité liée à l'expansion des centres de données soutenant l'intelligence artificielle.

Prévision des actions américaines | Les trois principaux indices à terme en hausse, le prix du pétrole en baisse, la décision de taux d’intérêt de la Fed attendue ce soir
Le mercredi 16 septembre, avant l’ouverture du marché américain, les contrats à terme des trois principaux indices boursiers américains ont tous augmenté.

Après la dissipation de l'engouement des investisseurs, les actions sud-coréennes stagnent ! Le volume des transactions tombe à son plus bas niveau de l'année et le seuil des 7000 points reste instable.
En raison de l’affaiblissement de l’enthousiasme des investisseurs, le volume des transactions sur le marché boursier sud-coréen est tombé à son niveau le plus bas de l’année, ce qui indique que le marché boursier sud-coréen, principalement axé sur l’intelligence artificielle (IA), pourrait avoir du mal à retrouver ses précédents sommets.

Sous le coup des tarifs douaniers de Trump, l'union pour résister ? L'Union européenne propose que le Canada devienne le premier « quasi-membre ».
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a proposé que le Canada devienne le premier « quasi-membre » de l’Union européenne.

