Les stocks de pétrole brut américains ont diminué pendant trois semaines consécutives, tandis que les stocks d’essence et de distillats ont augmenté ; les importations de pétrole brut en provenance du Venezuela atteignent leur plus haut niveau depuis près de dix ans.
Selon l'EIA, pour la semaine se terminant le 11 septembre, les stocks commerciaux de pétrole brut aux États-Unis ont diminué de 640 000 barils, un chiffre inférieur aux attentes du marché qui tablaient sur une baisse de 1,4 million de barils. Les réserves stratégiques de pétrole ont diminué de 403 000 barils. Les stocks d'essence ont augmenté de 794 000 barils, alors que le marché s'attendait à une baisse de 800 000 barils. Les stocks de distillats ont augmenté de 1,6 million de barils, alors que le marché s'attendait à une stabilité. Les importations de pétrole brut du Venezuela ont atteint près de 800 000 barils, soit le niveau le plus élevé depuis 2017.
Selon les données publiées mercredi par l'Administration américaine de l'information sur l'énergie (EIA), les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont reculé pour la troisième semaine consécutive, tandis que les stocks d'essence et de distillats ont augmenté.
L'EIA indique que, pour la semaine se terminant le 11 septembre, les stocks commerciaux de pétrole brut hors Réserve stratégique de pétrole (SPR) ont diminué de 640 000 barils, atteignant 423,4 millions de barils, soit 1 % au-dessus de la moyenne quinquennale pour la même période. Cette baisse est inférieure aux attentes du marché qui estimaient un recul de 1,4 million de barils.
Les stocks de la Réserve stratégique de pétrole (SPR) ont reculé de 403 000 barils, s’établissant à 285 millions de barils. Les stocks de pétrole brut au centre de livraison du New York Mercantile Exchange (NYMEX), situé à Cushing dans l’Oklahoma, ont baissé de 342 000 barils, à 21,5 millions de barils.
Les stocks d’essence ont augmenté de 794 000 barils, à 207,7 millions de barils, un niveau inférieur de 5 % à la moyenne quinquennale. La demande quotidienne d’essence a progressé de 247 000 barils, atteignant 8,8 millions de barils. Le marché anticipait auparavant une diminution de 800 000 barils des stocks d’essence.
Les stocks de distillats ont augmenté de 1,6 million de barils, à 107,9 millions de barils, 13 % en dessous de la moyenne quinquennale pour la même période. Le marché prévoyait auparavant une stabilité des stocks de distillats.
L’EIA estime que la production quotidienne américaine de pétrole brut s’élève à 13,9 millions de barils, un niveau presque stable par rapport à la semaine précédente. Les importations journalières de brut ont augmenté de 234 000 barils, à 7,1 millions de barils ; les exportations journalières de brut ont augmenté de 1,4 million de barils, à 4,8 millions de barils, soit la plus forte hausse hebdomadaire depuis fin mai.
Les importations de pétrole vénézuélien ont atteint leur record de l’année, avec des volumes transportés au plus haut niveau depuis 2017.
La semaine dernière, le volume de brut vénézuélien arrivé aux États-Unis était légèrement inférieur à 800 000 barils ; on se rapproche progressivement du seuil des 1 million de barils/jour observé à la fin des années 2010. Parallèlement, l’administration Trump et le pays s’efforcent de conclure une série d’accords pétroliers afin d’attirer des capitaux et d’augmenter la production.
Le taux d’utilisation des raffineries s’établit à 96,8 %, contre 97,8 % la semaine précédente ; le volume journalier de brut raffiné a diminué de 256 000 barils, à 17,3 millions de barils. Les marchés prévoyaient auparavant une baisse de 0,6 point de pourcentage du taux d’utilisation des raffineries.
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