Ce matin, le marché n'a paniqué que pendant 20 minutes.
——Le « silence de mort » vingt minutes après l'ouverture n'est pas dû à un manque de direction sur le marché, mais plutôt au fait que les capitaux ne bougent aucun jeton, tous empaquetés et réservés pour le discours de Walsh mercredi et les données sur l'emploi non agricole jeudi.
Les marchés mondiaux ont ouvert lundi avec quelques surprises :
- Les prix du pétrole ont fortement ouvert à la hausse, puis ont rapidement perdu une partie de leurs gains ;
- L'indice dollar a ouvert en baisse, puis a rapidement récupéré ses pertes ;
- Le prix de l'or a ouvert en baisse puis a continué à chuter ;
- Les futures sur actions américaines ont été le marché le plus performant, avec une ouverture en gap suivie d'une poursuite de la hausse, testant les sommets de vendredi dernier.
Premièrement, cette évolution du marché n'a aucune logique : ce n'est pas la familiarité d'un scénario où, en cas d'escalade du conflit, le prix du pétrole monte et tout le reste baisse. Les prix du pétrole ont bondi à l'ouverture, en réponse à des actions de représailles entre l'Iran et les États-Unis durant le week-end. Les futures sur actions américaines ont grimpé parce que les deux parties ont accepté de suspendre les opérations militaires et de se rencontrer mardi à Doha (Axios citant des sources anonymes américaines).
Deuxièmement, toute la volatilité s'est concentrée dans les vingt premières minutes suivant l'ouverture, le marché sombrant ensuite dans un état léthargique. En vingt minutes à peine, les bulls et les bears ont rapidement évalué les deux cartes : « Conflit du week-end » et « Exclusivité Axios sur la réunion de Doha ». Le reste de la séance est susceptible d'évoluer selon une dynamique d’« assainissement des émotions et attente de la réunion de Doha mardi ».
Cependant, ce qui influence véritablement le marché dépend de—données économiques et déclarations des responsables de la Federal Reserve. Ce mercredi (UTC+8 21h30), le président de la Federal Reserve, Walsh, prononcera son deuxième discours de mandat au Forum de la Banque centrale européenne ; jeudi (UTC+8 20h30), les États-Unis publieront les données sur l'emploi non agricole. D’après le timing, lors du discours de Walsh mercredi, les données initiales des emplois non agricoles de jeudi soir circuleront déjà en interne à la Fed. Selon la logique de « stabilisation inverse » sous Powell, si l'on estime que les données sur l'emploi non agricole feront chuter le marché le lendemain, le discours de la veille sera favorable au marché (en anticipant une « protection coussinée »). L'inverse est également vrai. Mais maintenant, Walsh dirige : lors de sa première intervention, sa communication hawkish a modifié les attentes du marché. Pour la seconde fois, il doit répondre à la question — sa dernière posture hawkish était-elle ponctuelle, ou s'inscrit-elle dans un nouveau cadre de communication ? (Réseau d'information de Wall Street)
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