Le dollar se renforce, la tendance haussière à moyen terme est confirmée
À l'heure actuelle, l'indice du dollar américain se situe dans une tendance haussière à moyen terme. Bien qu'un léger recul ait été observé à court terme en raison de prises de bénéfices, les indicateurs techniques affichent une disposition haussière, les taux d'intérêt et l'avantage fondamental restent présents, et il existe encore de la marge pour les positions sur le marché. Ces trois facteurs soutiennent une progression continue du dollar à moyen terme, avec la possibilité de défier les plus hauts précédents et d'ouvrir davantage d'espace à la hausse au troisième trimestre.
1. Aspect technique : disposition haussière, proche d’un niveau de résistance clé
Au 3 juillet, l'indice du dollar américain (DXY) clôturait à 100.857, avec des indicateurs techniques globalement positifs.
Concernant le système de moyennes mobiles, le DXY a dépassé la moyenne mobile sur 20 jours (100.634), sur 60 jours (99.351), sur 120 jours (98.917) et sur 250 jours (98.748), formant ainsi une disposition haussière claire. Les moyennes mobiles à court et à moyen-long terme pointent vers le haut, démontrant une bonne dynamique de soutien à la tendance ascendante.
En termes de structure des prix, le DXY a rebondi d'environ 4,1% depuis le creux atteint début mai à 96.875, et il approche actuellement du sommet sur 52 semaines à 101.800. Les bandes de Bollinger montrent que le prix évolue entre la bande médiane et la bande supérieure (la bande supérieure à 102.040), sans avoir atteint la zone de surachat. Le RSI (sur 14 jours) atteint 57,7, se situant dans une zone de force mais gardant encore de la marge par rapport au seuil de surachat, indiquant que la dynamique haussière à court terme n'est pas épuisée. Le niveau de résistance clé à venir est le sommet sur 52 semaines à 101.800 ; en cas de rupture effective et de maintien, la configuration technique confirmera la formation d’un bottom en tête-épaules.
2. Taux d’intérêt et fondamentaux : le relatif avantage des États-Unis se consolide
Au niveau des taux d'intérêt, la Federal Reserve a continué d’adopter une position relativement hawkish dans sa lutte contre l’inflation. Bien que des divergences existent quant à la trajectoire de politique monétaire pour la seconde moitié de 2026, le PCE central demeure à 3,4%, nettement au-dessus de l'objectif de 2%. La persistance de l’inflation centrale fait qu’il ne faut pas négliger une probabilité de maintien voire de resserrement marginal des taux par la Fed au second semestre. En comparaison, la zone euro est confrontée à un risque de stagflation ; la BCE est tiraillée entre une croissance atone et une inflation élevée, son espace de politique monétaire étant limité. L’écart de taux de plus en plus large entre l’Europe et les États-Unis offre un solide soutien à la hausse du dollar.
Concernant la croissance économique, suite aux répercussions des conflits au Moyen-Orient et à la hausse des prix de l’énergie, Standard Chartered a fortement révisé à la baisse la croissance prévue du PIB de la zone euro pour 2026, passant de 1,1% à 0,4%, et l'inflation pour la période avoisine 3%, ce qui renforce le risque de stagflation. A contrario, l’emploi et les bénéfices d’entreprise restent résilients aux États-Unis, et le cycle de dépenses en capital porté par les actions technologiques donne un supplément de dynamique à la croissance. La théorie de « l’exception américaine » trouve une nouvelle justification dans l’évolution contrastée entre l’Europe et les États-Unis.
Depuis 2026, l’écart de l’indice Citi Surprise économique entre les États-Unis et l’Europe reste significatif
3. Positions de marché : début de passage du short au long, espace d’expansion conséquent
Selon les résultats d'enquêtes auprès des clients de plusieurs grandes institutions étrangères, le sentiment de marché est passé d’une vision majoritairement baissière à une tendance modérément haussière ; cependant, les positions longues sur le dollar restent globalement faibles, les institutions ne s’aventurant que prudemment et l’on ne note pas de phénomène de « long crowded ». La plupart des gestionnaires d'actifs et des hedge funds maintiennent une posture neutre, privilégiant les transactions de valeurs relatives entre devises. Si les données sur l’inflation et l’emploi renforcent à l’avenir les anticipations de hausses de taux par la Fed, le consensus de marché pourrait rapidement basculer, entraînant des achats supplémentaires de dollars qui viendraient intensifier la tendance haussière du DXY : la dynamique n’est pas encore épuisée et l'espace de progression reste important.
Les enquêtes clients de Bank of America montrent une montée rapide du sentiment haussier sur le dollar mais sans excès
Par ailleurs, la volatilité implicite sur le marché des changes du G7 est récemment tombée à son niveau le plus bas depuis janvier 2022 (EURUSD 1Y ATM 6%), la volatilité VIX est passée sous 16%. Si la volatilité remonte au cours du second semestre, le dollar pourrait profiter d’un double moteur "refuge + écart de taux".
La volatilité implicite du G7 reste à des niveaux historiquement bas
En résumé, la disposition technique haussière, l’avantage continu du taux d’intérêt et des fondamentaux américains par rapport aux autres devises, et un positionnement institutionnel « en transition mais loin d’être encombré » forment trois piliers pour une vision haussière à moyen terme sur le dollar. Il est recommandé de surveiller les opportunités d’acheter le dollar lors des corrections.
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